Au large des côtes sénégalaises, perdu dans l'Atlantique, l'archipel du Cap-Vert cultive une identité à nulle autre pareille. Ces dix îles d'origine volcanique, nées du fond des eaux il y a des millions d'années, forment un monde à part où l'Afrique, l'Europe et l'Amérique latine se fondent en une seule et même culture : la morabeza, cet art de vivre capverdien fait d'accueil chaleureux, de douceur et de mélancolie souriante.

Chaque île raconte sa propre histoire. Santiago, la plus grande, abrite Praia, la capitale animée et les ruelles de Cidade Velha, premier comptoir colonial européen en Afrique subsaharienne (aujourd'hui classé au patrimoine mondial de l'UNESCO). Sal et Boa Vista séduisent par leurs plages de sable blanc bordées d'eaux turquoise, paradis des kitesurfeurs et des amoureux du farniente. Fogo, dominée par son volcan encore actif dont le dernier réveil date de 2014, fascine par ses paysages lunaires et ses vignes qui poussent sur les flancs du cratère, produisant un vin aussi surprenant que le décor.

Les plus aventureux se tourneront vers Santo Antão, île sauvage et verdoyante, sillonnée de sentiers vertigineux entre vallées encaissées et crêtes brumeuses (l'une des plus belles randonnées d'Afrique selon les initiés). Et partout, en fond sonore, la saudade de la morna, cette musique douce-amère immortalisée par la voix de Cesária Évora, berce les soirées au bord de l'océan.

Que vous rêviez de glisser sur les vagues de Sal, de gravir le Pico do Fogo, de vous perdre dans les marchés colorés de Mindelo ou de simplement laisser le temps s'étirer au rythme des alizés, le Cap-Vert a ce don rare de combler à la fois les épicuriens et les aventuriers. Une destination soleil à seulement cinq heures de vol de Paris qui réserve bien plus de surprises qu'on ne l'imagine...


Graffiti de l'artiste russe Dmitri Vrubel intitulé Mon Dieu aide-moi à survivre à cet amour mortel sur l'East Side Gallery (Berlin)