Week-end en camping-car en Seine-et-Marne : forêt, cités médiévales et rivières à une heure de Paris
On quitte Paris le samedi matin et une heure plus tard, on gare le camping-car à l'orée d'une forêt de chênes et de rochers de grès. C'est tout l'intérêt d'un week-end en camping-car en
Seine-et-Marne : un vrai changement de décor sans passer la moitié du séjour sur la route. Entre la forêt de Fontainebleau, Barbizon, Moret-sur-Loing,
Provins et les bords de Marne, on remplit facilement deux ou trois jours sans jamais rouler plus d'une heure d'affilée.
Que l’on voyage en camping-car ou en van aménagé, ce circuit fonctionne aussi bien : les étapes, les campings et les routes conviennent aux deux formats, sans adaptation particulière. Pour un premier week-end en van en Seine-et-Marne, le département offre aussi un très bon terrain d'apprentissage. On roule peu entre deux étapes, les campings ne manquent pas et on tombe toujours sur une petite épicerie pas loin pour refaire le plein de provisions. Un seul piège à anticiper : le trafic. Le vendredi soir comme le dimanche après-midi, les axes autour de Paris se transforment vite en files interminables. Mieux vaut décaler son départ au vendredi en début d’après-midi et rentrer tôt le dimanche.
Pour une première balade, les gorges d'Apremont font un très bon point de départ. Le sentier se faufile entre de gros rochers arrondis puis débouche sur des points de vue dégagés vers la plaine. C’est le genre de balade qui justifie à elle seule une location de camping-car en Seine-et-Marne : on se gare, on marche et on retrouve son petit chez-soi au retour. Les gorges de Franchard offrent un décor proche avec souvent moins de monde. On suit les sentiers balisés en bleu et on prévoit de bonnes chaussures : le sable et les racines rendent certains passages glissants.
Le château de Fontainebleau mérite aussi un détour. Pour le camping-car, on vise les places en périphérie plutôt que les parkings souterrains, souvent limités en hauteur.

En fin d'après-midi, la rue se vide des visiteurs à la journée. C'est le bon moment pour s'installer en terrasse.
Plusieurs campings se trouvent à moins de vingt minutes : La Belle Étoile à Melun en bord de Seine, le camping municipal de Samoreau, Les Prés à Grez-sur-Loing
ou Le Parc du Gué à La Genevraye. Beaucoup ferment en hiver : vérifiez les dates avant de partir.
Le meilleur point de vue se trouve sur le pont du Loing. Depuis la rive d'en face, on voit les anciens moulins, le clocher et les maisons construites au ras de l'eau. Alfred Sisley a peint ce paysage à de nombreuses reprises. Impossible de repartir sans goûter le sucre d'orge des Religieuses de Moret. Le centre n'est pas adapté aux grands gabarits : on laisse le camping-car à l'extérieur des portes et on visite à pied.

Pour la nuit, le camping Le Lido à Veneux-les-Sablons est bien placé entre Moret et la forêt.
Dans la ville haute, on suit les remparts, on monte à la tour César pour la vue et on visite la Grange aux Dîmes. Les souterrains se découvrent uniquement en visite guidée : on réserve son créneau à l'office de tourisme dès l'arrivée. Côté gourmandise, la rose de Provins se décline en confiture, bonbons ou miel.

Pour dormir, le camping international de Jablines se trouve dans l'île de loisirs de Jablines-Annet, près de lacs avec plages surveillées en été. Une borne pour camping-cars est installée sur place.
Que l’on voyage en camping-car ou en van aménagé, ce circuit fonctionne aussi bien : les étapes, les campings et les routes conviennent aux deux formats, sans adaptation particulière. Pour un premier week-end en van en Seine-et-Marne, le département offre aussi un très bon terrain d'apprentissage. On roule peu entre deux étapes, les campings ne manquent pas et on tombe toujours sur une petite épicerie pas loin pour refaire le plein de provisions. Un seul piège à anticiper : le trafic. Le vendredi soir comme le dimanche après-midi, les axes autour de Paris se transforment vite en files interminables. Mieux vaut décaler son départ au vendredi en début d’après-midi et rentrer tôt le dimanche.
Jour 1 : Fontainebleau et Barbizon, entre blocs de grès et peintres
La forêt à son rythme
Découvrir la forêt de Fontainebleau en van, c'est avoir son camp de base à deux pas des sentiers. Pas besoin d'en posséder un : avec une location, on récupère le véhicule en début de week-end et on commence directement par la forêt. Le massif couvre environ 25 000 hectares. Le samedi matin, les parkings forestiers se remplissent de grimpeurs.Pour une première balade, les gorges d'Apremont font un très bon point de départ. Le sentier se faufile entre de gros rochers arrondis puis débouche sur des points de vue dégagés vers la plaine. C’est le genre de balade qui justifie à elle seule une location de camping-car en Seine-et-Marne : on se gare, on marche et on retrouve son petit chez-soi au retour. Les gorges de Franchard offrent un décor proche avec souvent moins de monde. On suit les sentiers balisés en bleu et on prévoit de bonnes chaussures : le sable et les racines rendent certains passages glissants.
Le château de Fontainebleau mérite aussi un détour. Pour le camping-car, on vise les places en périphérie plutôt que les parkings souterrains, souvent limités en hauteur.

Barbizon, le village des peintres
À une dizaine de kilomètres, Barbizon aligne galeries, maisons basses en pierre et restaurants avec cour intérieure le long de sa Grande Rue. Au XIXe siècle, Jean-François Millet et Théodore Rousseau s'installent ici pour peindre la forêt en plein air. On pousse la porte de l'auberge Ganne, l'ancienne pension des artistes devenue musée des Peintres de Barbizon. Les murs et les meubles portent encore des décors peints par les pensionnaires.En fin d'après-midi, la rue se vide des visiteurs à la journée. C'est le bon moment pour s'installer en terrasse.
Où dormir le premier soir
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Bon à savoir : Dans le massif forestier, on ne s’installe pas où l’on veut : camping et caravaning y sont interdits, sauf sur les zones spécialement aménagées pour ça. Les bivouacs de l'ONF sont réservés aux randonneurs sous tente. On oublie donc la nuit sur un parking de forêt. |
Jour 2 : Moret-sur-Loing et Saint-Mammès, au bord de l'eau
Moret, entre deux portes fortifiées
Une vingtaine de minutes suffisent pour rejoindre Moret-sur-Loing. On entre par la porte de Samois et on ressort par la porte de Bourgogne. Entre les deux, on longe des maisons à pans de bois, une église gothique et le donjon.Le meilleur point de vue se trouve sur le pont du Loing. Depuis la rive d'en face, on voit les anciens moulins, le clocher et les maisons construites au ras de l'eau. Alfred Sisley a peint ce paysage à de nombreuses reprises. Impossible de repartir sans goûter le sucre d'orge des Religieuses de Moret. Le centre n'est pas adapté aux grands gabarits : on laisse le camping-car à l'extérieur des portes et on visite à pied.

Saint-Mammès, le village des mariniers
À deux kilomètres, Saint-Mammès se trouve au confluent du Loing et de la Seine. Des péniches restent amarrées le long des quais toute l'année. Pour passer d’un village à l’autre, on emprunte l’ancien chemin de halage : un sentier sans dénivelé, bien à l’ombre des arbres, idéal pour une balade tranquille à pied ou à vélo. Le soir, quelques restaurants servent une cuisine simple face à la rivière.Pour la nuit, le camping Le Lido à Veneux-les-Sablons est bien placé entre Moret et la forêt.
Jour 3 : Provins, dans la ville des foires médiévales
Remparts, tour César et souterrains
On compte environ une heure de route jusqu'à Provins à travers les grandes cultures de la Brie. La ville accueillait au Moyen Âge une grande foire de Champagne.Dans la ville haute, on suit les remparts, on monte à la tour César pour la vue et on visite la Grange aux Dîmes. Les souterrains se découvrent uniquement en visite guidée : on réserve son créneau à l'office de tourisme dès l'arrivée. Côté gourmandise, la rose de Provins se décline en confiture, bonbons ou miel.
L'aire de camping-car au pied de la vieille ville
Provins dispose d'une aire de camping-car à côté de l'office de tourisme, chemin de Villecran. Une trentaine de places sont réservées aux camping-cars pour environ 8 € les 24 heures, avec une borne pour l'eau et les vidanges. Pas besoin de reprendre le volant : la vieille ville se rejoint en une dizaine de minutes de marche depuis l’aire. Les tarifs changent : vérifiez avant de partir. En juin, pendant les Médiévales, une zone temporaire est généralement prévue pour les camping-cars.Variante : les bords de Marne
Pour un séjour plus court, les bords de Marne offrent une autre ambiance. À Meaux, on visite la cathédrale Saint-Étienne et le musée de la Grande Guerre avant d'acheter un morceau de brie de Meaux. Plus en aval, Lagny-sur-Marne garde un centre ancien agréable. Entre les deux, les chemins de halage se prêtent aux balades à vélo.
Pour dormir, le camping international de Jablines se trouve dans l'île de loisirs de Jablines-Annet, près de lacs avec plages surveillées en été. Une borne pour camping-cars est installée sur place.
L'itinéraire en un coup d'œil
| Étape | Ce qu'on y fait | Où dormir | Temps de route |
|---|---|---|---|
| Jour 1 : Fontainebleau et Barbizon | Gorges d'Apremont, château, musée des Peintres | Campings de Melun, Samoreau ou Grez-sur-Loing | Environ 1h depuis Paris |
| Jour 2 : Moret-sur-Loing et Saint-Mammès | Portes médiévales, bords du Loing, chemin de halage | Camping Le Lido à Veneux-les-Sablons | Environ 20 min |
| Jour 3 : Provins | Remparts, tour César, souterrains | Aire de camping-car de l'office de tourisme | Environ 1h, puis 1h15 à 1h30 pour Paris |
| Variante : bords de Marne | Meaux, Lagny-sur-Marne, vélo | Camping de Jablines | Environ 45 min depuis Paris |
Nos conseils pour un premier séjour en camping-car
Prendre le camping-car en main
Avant de démarrer, faites le tour du véhicule : hauteur exacte, chauffage, ouverture du lit, réserve d'eau, bouteille de gaz. Notez la hauteur sur un papier près du volant. Ce petit réflexe vous évitera quelques sueurs froides devant un parking souterrain par exemple.Stationner et dormir sereinement
Dormir dans son véhicule est en général toléré sur la voie publique quand aucun arrêté local ne l'interdit. En revanche, sortir chaises et table relève du camping, interdit hors des lieux prévus. Le plus simple reste le camping ou l'aire de camping-car, avec accès à l'eau et aux vidanges. On vide les eaux usées uniquement sur les bornes prévues.
Ce qu'on glisse à bord :
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Choisir la bonne saison
Pour profiter pleinement du séjour, misez sur le printemps ou le début de l’automne. Le thermomètre reste clément, les sentiers se partagent avec peu de promeneurs et les campings retrouvent leur tranquillité. En été, vous pourrez profiter des plages de Jablines mais il vous faudra réserver. En hiver, beaucoup de campings ferment. Les aires restent souvent ouvertes et Provins se visite alors avec peu de monde.
Une heure de route et le week-end commence vraiment ! On ferme la porte coulissante le dimanche soir avec un peu de sable de Fontainebleau sous les semelles et un pot de confiture de roses dans le placard. Pour un premier week-end en camping-car autour de Paris, la Seine-et-Marne coche toutes les cases : peu de kilomètres, des étapes variées et le temps d'apprendre les gestes du voyage itinérant sans pression. Il ne reste plus qu'à choisir son week-end et prendre la route.










